Les adoucisseurs d'eau : ce que l'on ne vous dit pas

L’adoucisseur ne recueille pas l’unanimité auprès du public. Entre ses partisans et ses détracteurs, les arguments fusent !
 
L’investissement de départ, les coûts d’exploitation, les économies substantielles pouvant être générées et surtout l’impact sur la Santé sont au cœur des débats : les pour et les contre s’affrontent sur un sujet sensible : le traitement anticalcaire de l’eau.
 
Qui croire ?
 
Cette semaine, les consommateurs équipés d’adoucisseurs vous dévoilent ce que les fabricants ne leur ont pas dit …

Au coeur du sujet (Source : Les bricoleurs du dimanche)

1 - L’ignorance du public : sur les conséquences d’une part, pour la santé de consommer une eau traitée par un adoucisseur, qui transforme les propriétés minérales de l’eau, et d’autre part, pour les installations qui subissent une eau devenue agressive.
 
2 - La déminéralisation de l’eau : même en partie, cette eau devient impropre pour la consommation humaine et favorise la corrosion dans les tuyauteries et les producteurs d’Eau Chaude Sanitaire (ECS). De plus, on ne se protège plus contre le développement des bactéries, comme s’efforcent de le faire les compagnies des eaux, mais on se le crée. Des germes peuvent se développer dans l’adoucisseur, dès leur arrivée par le réseau d’eau froide et se propager sous forme, entre autres, de légionelles, sur les réseaux ECS.
Ceci dément le slogan des fabricants disant que l’eau adoucie est bonne pour la santé !

3 – La règlementation sanitaire : L’adoucisseur, via un échange d’ions, ramène la dureté de l’eau (caractérisée par son taux de calcium et de magnésium) à 0°f. Puis, cette eau sortant de l’adoucisseur est remélangée en partie, à l’aide d’une vanne dite de cépage, avec de l’eau brute, pour distribuer une eau dont la dureté sera comprise entre 5 et 10°f, selon les réglages effectués.
Ce résultat, obtenu chimiquement par les adoucisseurs, fait augmenter le taux de sodium (sel) dans l’eau !
Le ministère de la santé a fixé le seuil minimal de dureté à 15°f pour les eaux traitées.
 
Il est rarement porté à la connaissance d’un utilisateur d’adoucisseur, qu’il est fortement conseillé d’alimenter le robinet de la cuisine et celui du lavabo, avec l’eau provenant directement du réseau, car elle est contrôlée sur le plan sanitaire.

 

Prétendre que l’eau d’un adoucisseur est bonne pour la santé - c’est faux et même dangereux pour la santé !
Dire qu’un adoucisseur permet de réaliser des économies « est une tromperie », ce que nous allons vous détailler.

 

Les risques représentés par une eau « trop » douce. - Ce que l’on ne vous dit pas

Une eau très dure présente beaucoup de désavantages, mais trop adoucie aussi. Elle devient non potable lorsqu‘elle est modifiée chimiquement car elle est appauvrie en sels minéraux et enrichie en sodium (sel). Elle devient en plus corrosive.
Elle peut présenter des risques de prolifération bactérienne de type légionelles sur les réseaux d’eau chaude sanitaire. Elle peut aussi devenir dangereuse si elle est consommée par des femmes enceintes, des nourrissons, des personnes souffrantes de problèmes cardiaques ou d’hypertension, ou seulement celles respectant un régime sans sel.
 
Avec de l’eau adoucie à 5°TH, il est fréquent que les chauffe-eau se percent après 3 à 5 ans suite à la corrosion induite par l’eau adoucie devenue corrosive. 

Adoucisseur oui, non ? A partir de quelle dureté, quel taux de TH, doit-on protéger les installations dans une habitation ?

Lorsqu’une eau est dure, c’est-à-dire à partir de 25-30° f de TH, il est intéressant de se protéger pour ralentir le vieillissement de ses installations, mais pas à n’importe quel prix !
Si l’eau est traitée par un adoucisseur, celui-ci doit être raccordé uniquement sur le circuit ECS et non sur le circuit d’eau froide générale.
Si on souhaite protéger l’ensemble de son habitation, privilégier les procédés physiques de traitement d’eau, qui ne l’altère pas.

Les coûts d'un adoucisseur :

il consomme de l’électricité et de l’eau pour fonctionner, mais pas que. Les résines ont besoin de sel pour les échanges et à chaque régénération, des mètres cubes d’eau (m3) sont « gaspillés », jetés à l’égout, sous forme de saumure.
L’utilisateur, qui paie ses factures d’électricité et d’eau, paie également un contrat de maintenance de 12 € à 25 € / mois pour le nettoyage et la désinfection annuelles de son adoucisseur. Les dépannages exceptionnels, les interventions de reprogrammation, suite à des travaux effectués sur le réseau d’eau ou à des intempéries, ainsi que le remplacement de la tête électronique sont des frais hors contrat et peuvent représenter 50 à 75% du prix d’achat : ce qui peut conduire à son remplacement pur et dur !

Sur 10 ans, cela représente au minimum le doublement de l’investissement initial !

Les vendeurs d’adoucisseurs, sont conscients que leurs produits, offrent une technologie polluante et figée depuis 6 décennies.
Cette situation génère de nombreux non dits, dont les conséquences sont révélées sur les réseaux sociaux.
Chaque non-dit, devrait être considéré comme autant de vice caché et entraîner juridiquement le remboursement de l’adoucisseur et le paiement d’indemnités pour le préjudice subi.

De nombreux usagers s’étonnent que cette protection du consommateur ne soit pas appliquée par rapport aux adoucisseurs d’eau.